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Jouda Guerfali blog

Partager mes réalisations et mes émotions... informer sur mes prochaines apparitions et montrer mes dernières expositions

28 mars 2008

Un petit mot sur ma pratique sur le site Destindelafrique.com


Afrique en création plurielle

Jouda Guerfali expose à Dar Hayet

 

Jouda Guerfali expose à Dar Hayet à Hammamet

La peintre plasticienne tunisienne, Jouda Guerfali a quitté la Tunisie à l'âge de 22 ans pour un troisième cycle aux  Beaux Arts à Paris. De sa bi-culturalité elle a construit une œuvre autour d'un habile mélange de photographie, d'infographie, de peinture à l'huile et de calligraphie arabe. L'identité, la représentation de la femme orientale et son image, sont autant de thèmes qui nourrissent sa création quotidienne.
Voici le lien pour lire l'article écrit Par Fériel Berraies Guigny



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19 décembre 2007

Une interview publiée sur Babnet Tunisie


bablogo    Jouda Guerfali Gomri : Plasticienne à Paris

Par Fériel Berraies Guigny - Jouda Guerfali Gomri est née à Tunis et y a vécu jusqu’à l’âge de 22 ans. Elle s’est ensuite installée en France pour suivre des études de troisième cycle.
De cette formation et de sa bi-culturalité, l’artiste a acquis une vision artistique propre. Sa création, elle la puise dans le difficile exercice des superpositions qu’elle adapte à des toiles de photographie numérique. Optant pour un genre nouveau, elle utilise la photographie et la transposition pour déboucher sur les formes nouvelles. L’image devient expression, l’image devient création.
Son travail est un habile mélange de photographie, d’infographie, de peinture à l’huile et de calligraphie arabe.

Sa vision est tout un monde intérieur où silhouettes et formes se profilent et se confondent dans des scénarios d’ambiance qui nous rappellent la magnificence de la touche orientaliste.
Monde des sens et de l’essence, figé par des lumières fugaces tantôt opaques ou transparentes, langage secret ou tout est paraître plus qu’être.

L’identité, la représentation de la femme orientale et son image sont autant de thèmes qui nourrissent sa création quotidienne. Les femmes qu’elle peint sont offertes, fragiles et secrètes dans cette beauté de l’intérieur qu’elle transpose à la lumière de ses pinceaux.
Car la forme est symbole, le mot  porteur de message, la ligne ou la courbe, le trait d’union entre les hommes.
Jouda Guerfali, libère ses sujets, dans cette intimité de l’échange et du partage, elle sublime ces instants volés, presque dans l’intimité de l’aveu féminin. Sa tunisianité est profondément enfouie dans sa touche artistique, un héritage qui nourrit sa vision d’artiste. Les couleurs de ces tableaux sont à l’image de nos soleils couchants, les traces de sa langue natale sont inscrits et se transmettent au fil de la mémoire.
L’Expression a rencontré la plasticienne, et une discussion intimiste s’est nouée autour de ses passions, ses sources d’inspirations et ses engagements. Un échange qui nous a permis de mieux cerner la femme derrière l’artiste.

Jouda_a_Dar_Hayet


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08 juin 2007


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Un article sur La Presse tunisienne

"Sur les traces de nos artistes à l’étranger"

à la plume de Mr Rafik DARRAGI .

                                                                                                                       
Sur les traces de nos artistes à l’étranger
                  Confluences               
Organisée par le Groupe africain à l’Unesco, la ‘Semaine Africaine’ est une manifestation qui vise à mieux faire connaître le riche patrimoine culturel de l’Afrique.
                  

Placée sous le thème «Le patrimoine immatériel africain», elle a été célébrée cette année du 21 au 25 mai. Son programme comprenait, entre autres, une exposition de peinture à laquelle ont pris part  deux peintres tunisiens : Jouda Guerfali Gomri et Mourad Chaaba.
Jouda Guerfali Gomri  est diplômée des Beaux arts de Tunis, (design) et titulaire d’un DEA obtenu en 1998 à la Sorbonne, intitulé "Esthétique, technologies et créations artistiques". C’est tout naturellement donc qu’elle a adopté, depuis ses premières toiles, la superposition et le recours au numérique et à la photographie. Au risque d’offusquer les puristes, elle continue d’aligner les "portraits d’après photos" et leurs variantes, l’image-expression et l’image-création.
Les cinq tableaux exposés à l’Unesco relèvent tous de cette symbiose, cette technique mixte, très élaborée, qui allie la photographie non seulement  à l’infographie et à la peinture à l’huile mais également à  la calligraphie arabe. Ils reproduisent tous, en arrière-plan, la silhouette d’une jeune femme. On en devine à peine les traits encore moins le corps tant la vision artistique semble vaporeuse et floue, nimbée pour ainsi dire d’une lumière fragmentée, envahie de signes. Trait surréaliste, trait lumineux, magique de l’infographie, caractéristique d’une œuvre où tout se passe comme si les poses du modèle, la palette des couleurs et les interférences de la calligraphie se trouvent naturellement en situation de dialogue.
En fait, tout le travail de l’artiste ne tendait que vers ce but, comme elle nous l’a déjà avoué lors d’une interview :
«En vérité, dans mon travail, tout se base sur un dialogue : d’abord la technique elle-même est un dialogue entre la photo et la peinture à l’huile. Quant à la photo, elle constitue un dialogue entre le modèle et moi; c’est un modèle que je prends en photo; la photo est ensuite imprimée sur toile, découpée, superposée». (cf. La Presse  du 14/11/04)
Ainsi en est-il des œuvres comme La Force des lettres, Lella Beya, Deuxième noce ou encore Regard à Sidi Bou Saïd.
Par contre, la technique de Chaaba Mourad est différente. Bien que les deux artistes —  peintres traitent du même thème, celui de la femme, tous les tableaux de Chaaba Mourad — aussi bien ceux qui sont exposés  dans le grand  hall que ceux qui figurent en diaporama, sur un grand écran à l’entrée de l’exposition — reproduisent des portraits de jeunes femmes hautement stylisés, aux traits fins et à l’œil de biche, et toutes ostensiblement voilées. La touche orientale y est plus présente : une jeune fille songeuse délicatement penchée sur son luth dans Méditation; une autre, au balcon, contemplant la mer dans Evasion bleue. Une autre encore serrant tendrement son enfant. Autant de réminiscences et de repères de notre héritage: couleurs, habits et bijoux traditionnels. Bref, une peinture sage, classique, portant sur la femme orientale moderne, un travail épuré, loin des jeux de miroir et autres effets illusionnistes de sa compatriote Jouda Guerfali Gomri.
Il n’en demeure pas moins que, de part et d’autre de  la Tanzanie et du Congo, face à Madagascar, dans cette grande maison de la culture universelle qu’est l’Unesco, notre pays, avec ses deux artistes-peintres, fait bonne figure. Quoi de mieux que l’art et son langage universel, la beauté, pour établir les confluences et la compréhension entre les civilisations ?
Rafik DARRAGI
www.rafikdarragi.com

  • Pour consulter l'article paru en 2004

      ici: archives


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25 mars 2007

Article sur le site des culturs méditérranéennes!


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BabelMed

Le site des cultures méditerrannéennes parle de l'expo de peinture dans son agenda culturel.
Il publie un article intitulé "Entretien avec Jouda Guerfali".  Le voilà:

Tunisie / Entretien avec Jouda Guerfali      

                                           

 
             Représentez-vous essentiellement des femmes dans vos toiles?
Mon travail plastique a débuté avec une participation à un concours sur le thème de «l’identité». La question que je me suis alors posée était: comment je me voyais? Comment pouvais-je représenter mon identité? Ma réponse a consisté à me prendre moi-même en photo (par déclenchement retardé) et à dialoguer ensuite avec cette photo à l’aide d’un pinceau… Ça a donné ma première toile! Apres cette expérience, j’ai voulu donner un espace d’expression à des jeunes filles et des jeunes femmes de mon entourage, pour continuer mes recherches autour de l’identité de la femme orientale aujourd’hui.

La calligraphie de vos tableaux contient-elle des messages?
Sur mes toiles, la calligraphie ne répond pas aux exigences de la calligraphie arabe classique. Elle est sollicitée pour son aspect plastique et sa force symbolique. Le message n’est donc pas «lisible», même si quelques fois, on arrive à déchiffrer certains mots. Je perçois la trace de la lettre arabe comme une trace visible de la Culture orientale. Elle est en nous et elle s’inscrit sur notre corps tel un tatouage. D’un autre côté, la lettre peut animer le débat, par sa forme et son aspect, elle vient encourager une revendication et appuyer une émotion ou au contraire elle peut rappeler à l’ordre et dicter une morale. C’est là tout le jeu du «Débat avec la lettre».
             Dans l’harmonie entre les formes féminines et les signes qui représentent «l’Orient» (voilage, architecture, etc.) que vous peignez, ne craignez- vous pas de participer à une représentation orientalisante de la femme, d'une femme orientale alanguie?
Je comprends ce que vous voulez dire. Mais ma position est toute autre. Le côté oriental est complètement assumé dans mon travail. Les femmes que je représente ont toutes un lien avec la culture orientale et le thème que j’expose porte sur «Le voile culturel».Mais dans ma démarche, je ne trouve pas que je participe à une représentation orientalisante de la femme. Tout mon travail est basé sur le dialogue : Je demande au modèle, en face de moi, d’essayer d’exprimer, par une pose libre, par un mouvement ou par une posture, une identité, un rapport à cette Culture orientale tellement riche et diversifiée.…
Les réactions et les poses sont propres à chacune d’entre elles: je peux avoir des images de cris, de rejet ou de danse et de jeux fluide avec des tissus, je peux aussi avoir des images de femmes sereines assumant complètement leur identité…Mon apport est de traduire et d’accentuer la sensibilité qui se dégage pendant ces moments de partage et d’échange.
Il faut avouer qu’il est difficile, aujourd’hui, d’aborder la notion de femme orientale sans se heurter aux deux clichés qui la cloisonnent; d’un côté la restriction du voile religieux et d’un autre côté l’aspect tout aussi réducteur du harem orientaliste.
Par mon travail j’aspire à attirer l’attention sur un autre aspect de la femme orientale, celle d’aujourd’hui, celle qui loin d’être alanguie, vit ses joies et ses peines, ses richesses et ses tristesses, et poursuit son combat pour mieux vivre sa culture, son identité et sa féminité.
             Avez-vous toujours vécu en France?
Je suis née à Tunis et j’y ai vécu jusqu’à l’âge de 22 ans. J’ai eu ma maîtrise à l’école des beaux arts de Tunis et je suis venue en France pour suivre des études de troisième cycle.
J’ai baigné dans la culture tunisienne toute ma vie. La transmission orale et la richesse humaine constituent pour moi un atout majeur.
D’un autre coté, la maîtrise de la langue française enseignée à l’école dès le plus jeune âge a permis à notre génération d’avoir une double culture sans être tiraillé comme pouvaient l’être les générations précédentes entre la culture (arabe) et celle de l’occupant (français).Pour nous ça allait de soi, on ne se posait pas la question et on ne devait pas faire un choix. C’était tellement simple.
La télévision italienne, les films égyptiens nous ont ouvert d’autres fenêtres sur le monde. Le festival de Carthage nous permettait de voir chaque année de nouvelles créations et des genres musicaux différents. Le théâtre était pour moi principalement tunisien. Il bénéficiait d’une liberté et d’une richesse d’expression rares. Les expositions de peintures n’étaient pas très répandues et ce n’étaient pas dans les traditions d’entrer dans une galerie. Ça a changé maintenant!
Aujourd’hui, c’est différent, avec cette montée de violence dans le monde et ces guerres qui n’en finissent pas, j’ai l’impression d’assister en quelques années, à un autre type de tiraillement: les gens se sentent presque obligés de faire un choix, d’avoir un camp. On assiste de nouveau à une recherche identitaire et à une appartenance culturelle…

Vos créations portent-elles l'empreinte de votre identité maghrébine? Si oui, en quoi?
Certainement, je me nourris de cette culture tunisienne. Sans même le vouloir, je peins les couleurs du soleil, j’écris la trace de ma langue natale et je transmets la chaleur des intérieurs de mon enfance. Je vous le disais tout à l’heure c’est en nous et c’est tellement enrichissant!

Sur quoi travaillez-vous en ce moment, et quels sont vos prochains projets?
Avec la naissance de ma fille, je me pose encore plus la question de l’identité culturelle, je m’interroge ce que je tiens à lui transmettre. Je me suis naturellement penchée sur la musique, les chansonnettes qui m’ont bercé et les rythmes qui m’ont fait danser. Je traduis ces questionnements dans mon travail plastique en prenant des photos en musique, j’essaye de capturer des poses de transe ou de grande émotions. Je prépare ce projet pour la 25eme édition du festival de la Médina de Tunis en octobre prochain.
    (24/03/2007)

 

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